Suite au recours que nous avions déposé concernant la décision du maire de Grenoble de fermer l’accès aux services municipaux et au centre communal d’action sociale le 25 Novembre 2015, le jugement de la Cour Administrative d’appel de Lyon rendu le 20 décembre dernier a été clair et net : la décision du maire de Grenoble était illégale.

La justice nous donne aujourd’hui raison d’avoir agi et déposé ce recours pour défendre les Grenoblois-e-s et les valeurs du service public (intérêt général, continuité du service, égalité de traitement et neutralité).

À maintes reprises, nous avions dénoncé cette décision de nature politique, reposant sur une communication à des fins partisanes et qui n’avait pas d’autres objectifs que de mieux imposer un plan d’austérité aux Grenobloises et Grenoblois en leur imposant une triple peine : celle de subir la baisse des dotations de l’État, celle d’être privé de services publics durant une journée entière, celle enfin de payer un impôt pour un service non rendu !

Car en effet, au-delà de l’illégalité et de l’incohérence consistant à fermer les services publics municipaux pour les défendre, cette journée de novembre 2015 aura également eu un coût pour les Grenoblois qui auront contribué par l’impôt à un service public auquel ils n’auront pas eu accès durant une journée. Ce qui est fait est fait, nous ne pouvons revenir en arrière, mais le Maire de Grenoble pourrait peut-être présenter ses excuses à ses administré-e-s ?

Voilà une deuxième bataille juridique gagnée !  Rappelons que suite au recours déposé par Marie-Josée SALAT en juillet 2016, relatif à l’augmentation exorbitante des tarifs du stationnement résident décidée abusivement par la municipalité, le Tribunal Administratif en février 2017, a non seulement annulé la décision du Maire mais aussi obligé la Ville à rembourser aux abonnés du ticket résident, le montant de la tarification indûment payé.

Nul n’est censé ignorer la Loi et tout Maire est tenu à la plus grande exemplarité !