Intervention de Sarah BOUKAALA

Cette délibération concerne le sous-sol du palais de l’université.

Reprenons un peu l’histoire, parce que c’est bizarre concernant cette Régie 2C, vous allez à chaque fois très vite. Pour la liquidation de la Régie 2C, cela avait pris 38 secondes de présentation de l’exécutif et là c’est pareil c’est une délibération qui passe assez vite sur l’histoire.

Pourtant, la liquidation de la régie 2C a été annulée au niveau administratif en 2018 et la commune a fait appel.

Cela pose plusieurs questions et c’est ce qui  va expliquer notre vote « contre ».

D’abord, l’association a été choisie dans le cadre d’un appel à projets. Au vu de ce qui a été dit par la Chambre Régionale des Comptes, il faudrait peut-être maintenant faire un peu attention.

Cette association , au final,  elle est déjà là « de fait » puisque les membres de l’association, et c’est écrit dans la présentation qu’ils ont fait, sont des personnes qui utilisaient déjà les locaux de l’ancien Ciel.

Ce sont des personnes qui du coup ont monté une association en 2017 et qui ont déjà accompagné les différents groupes, les différents musiciens et la programmation qui a pu avoir lieu dans cette période transitoire entre la liquidation de la régie 2C et aujourd’hui, la présentation de cette délibération.

Cela interroge du coup sur les deux autres propositions qui avaient été faites et comment ces personnes-là, qui au final sont déjà en place, ont pu être choisies ?

Nous avons beaucoup de respect pour les membres de ce conseil d’administration, on ne remet pas en cause ni leurs compétences, ni leur capacité « à faire » sur ce sous-sol du Palais de l’université.

Mais quand on lit clairement ce qui est proposé, au final il va y avoir :

·       l’utilisation du plateau,

·       de la programmation musicale,

·       de la formation

·       de l’accompagnement des groupes locaux

 

Donc au final, on remet en place l’activité de la régie 2C et de ce qui était fait par ailleurs.

Ce qui est dit, c’est qu’il avait un regard arbitraire sur ce qui était programmé à la régie 2C de la part de l’ancien directeur. C’est un choix artistique, comme il en existe partout, et comme chaque programmateur peut le faire.

Donc, ce qui nous interpelle là, c’est : est-ce que vous êtes réellement surs de vous en termes juridiques sur cette délibération ?

Je l’imagine et je souhaite pour vous que les choses soient claires.

Et par ailleurs nous n’avons toujours pas eu aujourd’hui le coût réel et définitif de la liquidation de la régie 2C. Notamment parce que les contrats de travail des deux ex-salariés de la régie 2 C comme leur licenciement ont été à ce jour jugés  nul et non avenu. Mais tout cela a un coût !

Il y a donc cette question-là et il y a la question budgétaire.

Cela fait depuis les années 70 qu’il y a de la programmation et qu’il a quelque chose qui se passe au ciel. Beaucoup de régies, d’associations, de transformation de projets                         qui sont toujours arrivées au même résultat avec au final une liquidation économique parce que le gestionnaire n’arrivait pas à aller chercher des subventions autres et, c’est un des arguments que vous aviez donné sur la régie 2C, c’est que la Région et l’Etat se désengageaient.

Donc, aujourd’hui,  quelles sont les garanties que cela ne va pas se reproduire ?  C’est-à-dire que là on repart pour trois ans et moi en lisant de l’appel à projets, je ne vois pas aujourd’hui les garanties d’autres financements qui arriveraient sur la gestion de cette nouvelle association.

Pour nous, il y a trop de flou, trop d’approximations. On souhaite beaucoup de chance aux nouveaux utilisateurs mais au final, il y a trop de choses qui restent vraiment dans le brouillard pour que l’on puisse voter de manière sereine.

Donc ce sera un vote contre.