Intervention de Patrice VOIR

Depuis la création des premiers services municipaux de santé en 1889, depuis la création du service municipal de santé scolaire de Grenoble en 1924 pour lutter notamment contre la tuberculose, si le service municipal de santé a connu beaucoup d’évolutions, cela a toujours été, de manière continue, pour du mieux.

Toutes les équipes municipales qui se sont succédées ont eu à cœur de renforcer, d’améliorer l’intervention municipale et le service public municipal de santé. Et, ce n’est pas anodin de le souligner puisque la santé n’est pas une compétence obligatoire de la ville !

Toutes les municipalités successives jusqu’à la vôtre ont développé l’action municipale en santé.

L’histoire retiendra que c’est votre majorité qui aura marqué une rupture en ce domaine, rupture justifiée dans votre plan d’austérité, mal nommé plan de sauvegarde, par la priorité donnée aux compétences communales obligatoires.

Dans un tract de juin 2016 intitulé « Santé scolaire pas d’économies sur le dos des enfants » les organisations syndicales faisaient l’énumération des actions dégradées ou carrément supprimées.

S’il est très difficile pour l’élu d’opposition que je suis de faire un bilan exhaustif, puisque quand vous donnez un élément budgétaire, il globalise la partie de la Ville avec celle du Département et de l’ARS. Alors je sais qu’on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres comme l’a magistralement démontré avec la grandiloquence qui la caractérise Madame la 1ère adjointe tout à l’heure, je vais citer deux chiffres :

En 2014, la ville consacrait 10 % de son budget à la santé, ce n’est plus que 9 % aujourd’hui d’après la présentation du compte administratif par l’Adjoint aux finances.

En 2014 le service de santé scolaire comptait 50 ETP (équivalents temps plein). Il n’en compte plus que 33 aujourd’hui.

Alors pour y voir plus clair, je réitère ma demande faite à nouveau par Marie José SALAT tout à l’heure d’une présentation d’un bilan social et d’un bilan de la santé scolaire.