Intervention de Sarah BOUKAALA

Je reprendrai quelques éléments du débat que nous avons déjà eu lors du Conseil Municipal du 05 février 2019 sur les orientations du Règlement local de publicité de Grenoble-Alpes Métropole (RLPI).

Tout d’abord en rappelant que 70% des affichages publicitaires sont installés sous des abris voyageurs dans notre territoire.

Cela veut donc dire que pour avoir un impact en réduction de l’affichage publicitaire sur notre commune, c’est bien sur le contrat SMTC – JC Decaux que les choses se jouent. En cela le nouveau contrat prévoit -17% de surfaces publicitaires en moins.

Pour autant, nous apprenons dans un article récent du Dauphiné Libéré, qu’un nouveau contrat entre la Ville de Grenoble, la Métro et JC Decaux  aurait été signé  pour une durée de 12 ans.

Pouvez-vous nous confirmer cette information dont nous n’avons pas eu connaissance ? Quel en est le détail ?

On apprend aussi dans cet article que 7 colonnes seront réinstallées ! S’agit-il des anciennes colonnes Morris que vous avez fait désinstaller au début du mandat ? Parce que, dans ce cas-là, on pourra à nouveau vous interroger sur la précipitation de votre décision il y a cinq ans et de manière plus générale sur la cohérence de vos décisions.

Par ailleurs, nous vous avions alerté en Conseil Municipal au mois de février sur le risque d’inéquité territoriale entre les habitants des zones privilégiées et les autres, c’est-à-dire de voir le cœur de la Métropole libéré de l’affichage publicitaire alors que les zones périphériques, elles, en seraient du coup inondées.

Et c’est bien là tout l’enjeu de passer comme aujourd’hui de 15 règlements locaux de publicité à un seul règlement local de publicité intercommunal sur le territoire métropolitain. C’est là l’enjeu pour éviter toute querelle de clocher, tout conflit ou concurrence de territoire, la Métropole doit proposer un modèle cohérent et homogène pour les 49 communes.

Nous sommes d’accord avec les grands principes du futur RLPI et nous l’avions déjà dit : Préservation des identités paysagères ;  valorisation des cœurs historiques et des centralités de Métropole ;  lisibilité et attractivité des zones économiques et commerciales ; amélioration de l’image des entrées de ville et des axes structurants ; promotion de l’expression publique et citoyenne ; développement des nouvelles technologies d’affichage.

Au-delà de ces grands principes, donc, c’est bien maintenant dans le travail délicat et précis des différents zonages que l’on pourra voir ou pas vos objectifs de baisse du nombre d’affichages publicitaires et de leur format se réaliser.

Notre groupe partage pour l’essentiel vos remarques sur le RLPI actuel :

–          l’alerte sur le quartier de la caserne de Bonne/ Hoche qui devrait par souci de continuité territoriale pouvoir bénéficier d’un zonage de cœur historique,

–          l’attention à porter sur les zonages prévus pour les axes structurants pour qu’ils ne soient pas contradictoires avec celui des sites à forts enjeux patrimoniaux

–          la place à maintenir quel que soit le zonage pour l’affichage citoyen et institutionnel.

Nous félicitons les services de la Métropole et les services de la Ville qui ont œuvré à la mise en œuvre de ce RLPI.

Nous voterons donc favorablement cet avis.

Merci à vous,