Intervention de Paul BRON –

Dans les décennies qui vont venir les migrations s’étendront qu’elles soient volontaires ou contraintes. Elles toucheront notre pays et notre commune comme les autres pays et les autres communes d’Europe.

Les réfugiés poussés par les guerres et les catastrophes climatiques seront encore plus nombreux qu’aujourd’hui.

Qu’est-ce qu’on va faire ?  Est-ce qu’on va continuer à fermer nos frontières, monter des murs, et laisser les plus pauvres accueillir les très pauvres. C’est indigne moralement et c’est stupide rationnellement.

Les collectivités locales ont quelques marges de manœuvre pour intervenir et agir. Il faut savoir les saisir.

S’agissant de cette délibération, il est bienvenu que la Ville de Grenoble adhère à l’Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants (ANVTA) et notre groupe votera clairement pour cette délibération sachant que cette association est plus dans une perspective de mise en réseau d’acteurs que d’actrice elle-même. Cela été dit.

Je rappelle rapidement son objet :   Elle permettra de mettre en avant toutes les réussites locales en matière d’accueil sur notre territoire et les réussites que cela engendre lorsque chacun assume ses responsabilités.

Mais je voudrais juste apporter quelques points de vigilance.

Nous avons besoin d’y voir clair dans les dispositifs d’accompagnement déjà mis en place en direction des migrants sur notre territoire et nous souhaiterions connaître les bilans des dispositifs qui ont déjà été mis en place. Vous en avez parlé un peu mais est-ce qu’on peut avoir un bilan un peu plus précis par écrit ou oralement ?

Je pense à la plate-forme de coordination de l’aide aux réfugiés et plus globalement au bilan des politiques publiques menées par les services de la ville et du CCAS pour répondre aux enjeux autour de l’accueil et des urgences liées aux migrations.

Peut-être que l’adhésion à l’ANVTA peut permettre de mieux structurer cette démarche.

Le deuxième point, c’est qu’il est essentiel parallèlement de mettre de la cohérence dans le dispositif de prise en compte des personnes en grande difficulté. Les migrants bien sûr mais aussi les personnes sans logement, sans abri, les gens du voyage.

Plusieurs dispositifs existent. Ils ont peut-être besoin de plus de cohérence pour permettre plus d’efficacité.

Enfin, la dimension de notre territoire métropolitain est incontournable. Ces investissements doivent entrer en lien entre chacune des communes proches et bien sûr avec la Métropole.

Est-ce que l’on connaît aujourd’hui la position des communes les plus proches et de la Métropole quant aux démarches que vous engagez dans cette adhésion à cette association ?