Le départ de deux élus du groupe majoritaire d’Eric PIOLLE dévoile au grand jour la brutalité et le sectarisme qui président au fonctionnement de la Majorité depuis bientôt trois ans.

Ce nouvel épisode au feuilleton ne fait que confirmer ce que nous signalons : au-delà du discours ouvert à l’intention des médias, la tension et  la stratégie de manipulation font des dégâts y compris à l’intérieur de l’équipe municipale !

  • aucune place au débat n’est possible que ce soit à l’intérieur  de l’Hôtel de Ville ou dans lors des temps de réunions publiques avec les Grenoblois. Le mensonge, l’infantilisation et la manipulation des informations sont devenues des méthodes permanentes de travail…
  • Aucune place n’est laissée, ni à la contradiction, ni à la liberté de vote y compris concernant les choix les plus discutables tels que la fermeture de bibliothèques, le plan de casse des services publics ou le budget qui les entérine…
  • La culpabilisation outrancière de celles et ceux qui osent émettre un avis contraire devient la règle.

Pourtant Mr TUSCHER et de Mme FINOT n’ont pas voté contre le budget 2017 mais ont simplement fait le choix de s’abstenir. Leur choix  dépassait certainement les limites de tolérance du « laboratoire démocratique » annoncé par l’équipe municipale. Les belles formules et les promesses annoncées lors de l’investiture de Monsieur Piolle ont explosé en vol, et aujourd’hui nos débats se déroulent dans un état de crise permanent sous la protection de la Police…

Ce nouveau moment de tension conduit à s’interroger sur la capacité de leadership du Maire et sa capacité  de conduire le travail et l’action de son équipe dans la sérénité et la clairvoyance.

Le groupe de « Gauche et de Progrès », inquiet devant cette nouvelle dégradation du climat politique local est quant à lui, prêt à travailler avec le nouveau groupe « Ensemble à gauche »  ainsi qu’avec tous ceux qui le souhaiteront sur la base d’un échange et d’un dialogue constructif et respectueux de l’identité de chacun. L’échange et la confrontation des points de vue sur l’avenir de notre ville sont toujours préférables aux diktats sans issue.

Face à cette majorité qui appauvrit et assèche le débat politique, les Grenoblois sont en droit d’attendre que le débat d’idées et les confrontations constructives enrichissent réellement la démocratie locale. Nous nous y emploierons avec détermination.