La cour administrative d’appel de Lyon a rendu ce jeudi 20 décembre 2018 un jugement clair et net à propos de la demande déposée par Anouche Agobian concernant la décision du maire de Grenoble d’organiser le 25 Novembre 2015 « une journée choc » au cours de laquelle tous les services municipaux hormis ceux assurant la sécurité ont été fermés.

Cette journée organisée sans information préalable du conseil municipal a affecté directement la gestion des affaires de la commune en fermant les services publics municipaux et le centre communal d’action sociale.

Cette décision a surtout porté atteinte aux principes d’impartialité et de neutralité de la fonction publique et était entachée de détournement de pouvoir. Elle imposait aux agents de la commune d’assister à une réunion plénière lors de laquelle la situation budgétaire de la ville a été présentée sous un angle volontairement dramatique et inquiétant.

Elle a engagé et amené la ville en tant qu’institution à prendre part à une opération de nature politique, motif qui est étranger à l’intérêt de la commune, au bon fonctionnement des services municipaux et à leur neutralité.

La cour a décidé d’annuler la décision du maire de Grenoble et de rejeter la demande de la ville de Grenoble visant à refuser à Anouche Agobian de déposer requête et à lui demander la somme de 3000€ à sa charge.

Au-delà du jugement qui s’impose par sa limpidité, c’est toute la stratégie de propagande outrancière de l’équipe municipale sur la « situation financière dramatique » de la ville qui finit de s’effondrer tel un château de carte.

La municipalité porte seule et pleinement la responsabilité du « Grenoble Bashing » qu’elle aura contribué à déclencher en instrumentalisant systématiquement la situation au profit d’une communication dramatisant volontairement la réalité.

Après le rapport de la CRC n’évoquant, ni le risque de mise sous tutelle, ni l’insincérité budgétaire soit disant « imminentes et avérées en 2015 », la démonstration d’une communication utilisant à des fins partisane l’outil municipal pour mieux imposer un plan d’austérité jamais débattu ni présenté clairement devant les élus et la population est définitivement faite.