Nous nous félicitons de l’éclairage porté sur le travail exceptionnel des agents de la propreté urbaine de la Ville de Grenoble à l’occasion de la seconde édition de la Belle saison. Chaque jour, sous toutes les conditions, ces agents donnent le meilleur pour la propreté et la netteté de l’espace public des Grenoblois.

Pourtant, cet engagement fort ne peut compenser la diminution des moyens dédiés à la propreté urbaine décidée par la municipalité Piolle : réduction de fait des effectifs par les non remplacements et l’absence de renforts, investissements en matériel réduits.

Aujourd’hui, les Grenoblois, comme les visiteurs, le constatent et l’affirment : la ville est plus sale qu’avant.

Les élus en charge de ce secteur peuvent, bien-sûr, continuer à exaspérer les Grenoblois en prétendant le contraire mais nous les invitons plutôt à se mettre au travail, et à s’inspirer de ce que la précédente municipalité avait fait afin de répondre aux attentes légitimes de la population grâce à un plan de propreté urbaine urbaine qui sans être parfait était certainement plus efficace que celui d’aujourd’hui.

  • Chaque jour,  le nettoyage des rues était effectué en suivant un parcours et des fréquences étudiées et différenciées pour préserver la propreté des espaces publics.

 

  • Les effectifs de la propreté urbaine (210 agents en 2008) avaient été renforcés de 10 équivalents temps-plein et de 20 emplois d’avenir au cours du mandat

 

  • Le service avait été réorganisé (entretien différencié sur l’ensemble de la Ville, avec attention renforcée au centre-ville et dans les quartiers) : 130 parcours de nettoyage très étudiés pour 400 km de trottoirs, 210 km de voiries, 92 000 m² de rues piétonnes, 25 000 m² de marchés, entretenus au quotidien…

 

  • L’investissement en faveur de l’acquisition de véhicules de la propreté avait été porté de 300 000 euros en 2008 à 700 000 euros par an en 2014

 

  • Chaque année, un service de lutte anti-tags avait permis de nettoyer 25 000 m² de façades au cours de 5 000 interventions. Une zone zéro tags avait été créée au centre-ville (remise à blanc et suivi au quotidien), avec un budget total (personnel + machines et zéro tags) de 900 000 euros par an. Un catalogue des dégradations est communiqué à la police et au procureur sur demande.

 

  • Un grand programme de petits travaux était élaboré chaque année de façon participative. Des conventions étaient également passées entre la Ville et les bailleurs ou les copropriétés pour l’entretien de certains espaces.

 

  • Concernant les propriétaires de chiens, outre la pose régulière de panneaux, la sensibilisation et les campagnes d’éducation ainsi que la mise à disposition de nombreux “espaces chiens” entretenus par la Ville,  des verbalisations par les agents assermentés avait été mises en place depuis 2012.

 

  • Enfin avoir une ville propre était l’affaire de tous, et les habitants pouvaient être acteurs de cette propreté en respectant les règles communes, en signalant les problèmes au fil de la ville (0800 12 13 14) et en participant à des diagnostics en marchant dans les quartiers, afin de signaler aux services les dysfonctionnements sur l’espace public

Les Grenoblois pouvaient déjà compter sur la détermination des agents municipaux pour remplir leurs missions. 

Ils pouvaient également compter sur l’équipe municipale pour œuvrer à l’amélioration de  la qualité de vie de tous. Mais ça… c’était avant.