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Grenoble : une tribune d’artistes grenoblois interpelle la Ville – Le Petit Bulletin

Après la prise de parole remarquée du metteur en scène français Joël Pommerat contre la politique culturelle de la Ville de Grenoble en juin dans « Libé », c’est au tour d’acteurs culturels grenoblois de prendre la plume, cette fois-ci dans « L’Humanité ». Et ils dressent eux aussi un constat sévère, même s’ils assurent être prêts à se mettre autour d’une table avec le maire et son équipe.

le Jeudi 21 juillet 2016 par Aurélien Martinez

 

Ça continue de débattre de la politique culturelle de la Ville de Grenoble dans la presse nationale. Après la tribune du metteur en scène Joël Pommerat écrite suite à son passage à la MC2 avec son spectacle Ça ira (1) Fin de Louis et titrée « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle », après celle du maire Éric Piolle et de son adjointe aux cultures Corine Bernard en réponse à Pommerat elle aussi parue dans Libé en juin et intitulée « À Grenoble, une culture ni populiste ni libérale », c’est L’Humanité qui a publié mercredi 20 juillet un texte remettant en cause la politique culturelle de l’équipe Piolle.

Son titre ? « Grenoble, au-delà de la déception l’attente d’un dialogue annoncé. » Ses signataires (comme la tribune est collective) ? Pas mal de compagnies grenobloises (pas toutes – cherchez les absents si ça vous dit), venant principalement du monde du spectacle vivant (Les Veilleurs d’Émilie Le Roux, Le Chat du désert de Grégory Faive, L’Atelier de Benjamin Moreau, la chorégraphe Sylvie Guillermin…) mais aussi un peu de la musique (Bleu, Buffle !, La Forge…). Notons également la présence de l’antenne régionale du Syndicat national des arts vivants ou encore de collectifs comme Tricycle et Troisième bureau.

« L’instauration d’un véritable dialogue »

En préambule de leur texte, les signataires remercient Joël Pommerat d’avoir « mis sur la place publique la « drôle » de politique culturelle menée par la majorité municipale conduite par Éric Piolle ». Puis ils rappellent qu’ils ont déjà interpellé l’équipe municipale en septembre dernier, avec un texte lu lors d’un Chantier des cultures houleux. « Contrairement à Joël Pommerat, nous attendons toujours la réponse à notre lettre. Et nous attendons surtout l’instauration d’un véritable dialogue. »

Ils finissent par attaquer Éric Piolle sur son fameux « plan de sauvegarde des services publics » qu’ils perçoivent comme un « démantèlement » ; analyse qu’ils détaillent en évoquant notamment le sort des théâtres 145 et de Poche, mais aussi la fermeture de trois bibliothèques ou encore la baisse des subventions aux associations.

« Nous demandons à nouveau aujourd’hui à Éric Piolle et à son équipe d’accepter de se mettre autour d’une table avec les acteurs culturels, de s’appuyer sur notre pratique et notre expérience pour construire un projet cohérent, durable et accompagner leur réflexion sur la place de l’art et la culture dans la cité. Ce ne sont pas nos intérêts que nous défendons, mais ceux d’une ville pour la bonne gestion de laquelle ils ont été élus. »

À voir si cette tribune aura autant de retentissement que celle de Joël Pommerat, et si elle fera bouger la mairie.

 

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