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Tribune de groupe dans Gre.mag – De l’illusion à l’illégalité, La démocratie en sursis à Grenoble

Le dispositif de votation citoyenne créé par la municipalité vient d’être annulé par le tribunal administratif. 

Et pourtant, notre groupe avait mis en garde la Municipalité à plusieurs occasions sur les risques encourus, ce dispositif ne respectant pas le cadre constitutionnel et législatif.

Seule responsable de cet échec, s’obstinant dans son choix, la municipalité multiplie les manœuvres de diversion :

–          Elle évoque le caractère innovant de ce dispositif tout en niant systématiquement l’avis exprimé par les Grenoblois sur bon nombre de sujets,

–          Elle tente d’instrumentaliser la décision de justice, allant jusqu’à la commenter de façon peu élogieuse.

Aujourd’hui les premières victimes de cette annulation sont celles et ceux qui ont cru sincèrement aux promesses de la majorité municipale.

Pourtant, les désillusions se sont accumulées depuis 4 ans :

Lors de la votation sur l’augmentation de la tarification du stationnement, la municipalité n’a pas tenu compte du résultat. Cette tarification illégale a par la suite été annulée par le  TA suite au recours déposé par Marie Josée SALAT.

Lors de la fermeture de 3 bibliothèques, elle a également refusé la votation aux Grenoblois alors que plus de 2000 signataires avaient demandé l’organisation de la consultation.

Rappelons aussi le constat d’échec des Conseils Consultatifs Indépendants qui peinent à exister faute de lisibilité, les relations de plus en plus tendues avec les Unions de quartier, l’échec des démarches de concertation (Projet Esplanade par ex). Que dire enfin de la « co-construction » ? Nul n’en a vu la couleur à ce jour.

Seuls les budgets participatifs survivent à ce grand fiasco. Mais à quel prix ? Ce sont 800 000 euros qui sont consacrés chaque année à ce dispositif, pour des projets qui interrogent en termes de priorités dans ce contexte budgétaire contraint.

Grenoble, berceau de la démocratie locale, doit renouer avec son identité. Il faut aujourd’hui, avec les Grenobloises et Grenoblois s’atteler à la retrouver.

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