tetiere

Communiqué de presse – Lyon –Turin

logos du groupe

En s’affichant avec Chiara APPENDINO, Eric PIOLLE engage Grenoble dans une position ambiguë aux côtés d’un parti controversé.

 

Le rapprochement entre les municipalités grenobloise et turinoise sur la question du Lyon-Turin est une nouvelle posture médiatique et idéologique d’Eric Piolle et de ses proches, fervents opposants au projet. Pire, il engage Grenoble dans une position ambiguë vis-à-vis d’un parti controversé.

Sans doute porté par ce besoin de galvaniser un électorat en mal de sujets emblématiques et dérouté par la levée de bouclier suscité par le plan de destruction du service public grenoblois, ce nouveau « coup de comm’ » est lourd d’un sens qu’il ne faut pas minimiser. En effet, en s’affichant main dans la main avec Chiara Appendino, Eric Piolle engage l’image même de Grenoble et de ses habitants en offrant un soutien à un parti populiste en proie aux polémiques.

Il faut tout d’abord savoir que la ville de Turin, comme l’indique sa Maire Chiara Appendino elle-même, n’est pas impliqué dans le financement du projet et que c’est bien l’Etat italien, sous la ferme volonté de son Président du Conseil Matteo Renzi qui porte l’ambition de la liaison Lyon-Turin. On assiste donc, une fois de plus, non content d’avoir déjà désengagé Grenoble en avril dernier, à un coup médiatique qui a pour seul objet d’espérer bloquer l’avancée d’un projet aux retombées économiques, sociales et environnementales indéniables.

Le Mouvement 5 étoiles, parti de Madame Appendino, est reconnu de tous les experts comme un parti populiste et eurosceptique. A la tête depuis le mois de juin de nombreuses villes italiennes (dont Rome et Turin) ce parti doit déjà faire face à de nombreux scandales, des démissions en chaîne de membre des équipes municipales ou bien à des adjoints engagés dans des procédures judiciaires… Rappelons aussi qu’à l’échelle européenne, le Mouvement 5 étoiles est allié du Mouvement pour la France du souverainiste Philippe de Villiers, de l’UKIP britannique et même de certains membres de l’AFD allemande (extrême droite). Cela en dit long sur l’identité du nouvel allié d’Eric Piolle.

Concernant Chiara Appendino plus précisément, il faut savoir qu’elle doit en partie son élection au soutien, entre les deux tours, de certains partis de droite et du parti d’extrême-droite régionaliste et xénophobe « La Ligue du Nord »…

Au vu de ces éléments, il n’est pas inutile de rappeler que le seul groupe politique grenoblois soutenant la position d’Eric Piolle sur le Lyon-Turin est, en dehors de sa propre majorité, celui du Front National…

Certaines alliances, même de circonstance, sont lourdes de sens et, ce qui est sûr, c’est que les Grenoblois n’ont pas élu leur maire pour qu’il contribue à la normalisation des partis populistes qui ne cessent de fleurir et de se développer en Europe…

Il est enfin regrettable qu’Eric Piolle ait privilégié cette rencontre plutôt que de la réunion du Comité Régional Lyon-Turin qui s’est tenue le même jour en Préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes sous la présidence du Préfet de Région et en présence de l’ensemble des acteurs concernés.

Il a ainsi fait le choix de ne pas défendre Grenoble lors dans cette conférence régionale où étaient représentées toutes les grandes collectivités locales.

Ne doutons pas que Christophe Ferrari, Président de la Métro, Jean-Claude Peyrin (Conseil Départemental de l’Isère) et Jean-Pierre Gillet (CCI Grenoble) ainsi que Michel Destot Député présent au titre du rapporteur parlementaire sur le financement auront su remplir cette tâche en son absence.

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire