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Communiqué de presse – «  Monsieur Fristot, le projet Presqu’île date de 2009 et vous et vos amis l’aviez combattu ! »

Dans un article du Dauphiné Libéré du jeudi 27 avril 2017 consacré à la ZAC de la Presqu’ile intitulé « Le grand Projet de Vincent FRISTOT »,  celui-ci semble, sans vergogne, s’attribuer le projet et la qualité de celui-ci : « nous construisons une ville désirable… la qualité de la vie est notre obsession… se sentir bien en ville c’est la grande ambition de l’équipe municipale autour d’Eric PIOLLE….»

Nous nous félicitons bien sûr de l’enthousiasme de Monsieur FRISTOT pour un projet majeur élaboré par les équipes municipales précédentes mais nous tenons dans le même temps à lui rappeler que le projet Presqu’ile a toujours été combattu par les élus écologistes qui ont voté contre la réalisation de la ZAC de la Presqu’ile lors du Conseil municipal du 26 octobre 2009.

Nous lui rappelons également que c’est en 2012, que Grenoble avec le projet Presqu’île, avait remporté, dans le cadre de l’appel à projets « Ecocités », la plus importante dotation de toutes les villes candidates, soit 17,4 millions d’euros de participations concernant les 13 projets « Ecocité »  de la Presqu’île labellisés par le Ministère du développement durable.

Trois thématiques étaient alors concernées : l’énergie décarbonée et maitrisée ( réseau mutualisé d’eau tempérée, un réseau électrique intelligent, une centrale photovoltaïque intégrée en toiture, une Microcentrale hydroélectrique sur le Drac, un éclairage public actif);  la mobilité (pavillon Mobilité,  Pass Mobilité) et les ilots urbains intégrés (ilots Cambridge,)

Au-delà de l’impulsion donnée à ces projets, c’était aussi une nouvelle reconnaissance de la qualité du Grenoble de demain que nous construisions dans un espace de vie de qualité, écologique, mixte, et intégrée pleinement au centre-ville.

Aujourd’hui, il faut aussi rappeler à Monsieur l’Adjoint à l’Urbanisme et au Logement, que le projet Presqu’ile faisait aussi partie du projet global d’entrée nord-ouest de la ville qui intégrait le quartier de l’Esplanade et celui de la Gare de Grenoble.

Depuis la suppression de la ZAC Esplanade largement concertée au cours du dernier mandat et qui était en phase de démarrage, la municipalité joue la montre et laisse les habitants dans l’attente d’un véritable projet. 

Et enfin  le Pôle Gare, superbe réalisation récemment inaugurée lancée lors du précédent mandat, mais que la majorité actuelle a de façon arbitraire et sans concertation, amputé de sa passerelle initialement prévue, privant ainsi les Grenoblois d’une liaison fluide entre les quartiers situés de part et d’autre de la gare et de l’accessibilité pour tous.

Depuis trois ans, les élus de cette équipe se contentent de découper les rubans lors d’inaugurations des projets élaborés et engagés au cours du précédent mandat:  le Tram E et l’extension du tram B, les opérations immobilières du parc social, la Belle électrique, la Rénovation d’Alpexpo, les terrains de foot et de rugby rénovés, les terrains du Grenoble Tennis, la Nouvelle cinémathèque, la végétalisation des contre allées du cours Jaurès Libération, la Place de la résistance, le Square des fusillés, le parc Flaubert, le Jardin du musée de l’ancien évêché…La liste pourrait encore être longue !

Les Grenoblois attendent aujourd’hui de la municipalité qu’elle travaille réellement à l’avenir de Grenoble et qu’elle ne se contente plus de reprendre à son compte, des projets engagés et bouclés avant son arrivée ou de détruire le patrimoine culturel et social de la ville.

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