Les inquiétudes face aux risques liés à une exposition trop élevée aux ondes électro-magnétiques et la contestation par les habitants des implantations d'antennes-relais se multiplient et font aujourd'hui de plus en plus la une de l'actualité.
A Grenoble, l'irruption dans le débat public de ces questions, a conduit depuis longtemps, la Ville à appliquer le principe de vigilance accrue, qui permet ainsi d'éviter l'implantation d'antennes à proximité immédiate de lieux accueillant des personnes fragiles (crèches, écoles, hôpitaux). Au travers d'une charte élaborée en 2005, la Ville s'est engagée avec les trois principaux opérateurs de téléphonie mobile, afin d'améliorer l'information des riverains, la réalisation de mesures régulières de contrôle et l’intégration paysagère des installations.
Une démarche d'évaluation de cette charte menée en 2008 avec les représentants des associations d'usagers a donné lieu à différentes propositions pour améliorer celle-ci et prendre en compte les inquiétudes persistantes des grenoblois. Nous n'avons alors malheureusement pu que constater la difficulté pour une ville et des élus locaux, de pouvoir aller plus en avant, tant les points de vue et les intérêts peuvent être contradictoires.
Comme dans beaucoup de villes, notamment les plus denses, la controverse sur ce sujet reste grande, et les attentes des habitants vis-à-vis des élus locaux de plus en plus fortes, alors même que les leviers d’action des collectivités restent faibles. Celles-ci ne peuvent aller à l'encontre de l’obligation faite aux opérateurs de couverture du territoire national et elles ne peuvent aujourd'hui juridiquement que rendre un avis sur la déclaration de travaux déposée par l’opérateur de téléphonie mobile.
C'est dans ce contexte que le « Grenelle des ondes » a été convoqué et qu'un Comité Opérationnel visant à l'expérimentation d'une baisse des Valeurs Limites d'Exposition aux ondes électromagnétiques a été installé.
Michel Destot, Président de l'Association des Maires des Grandes Villes de France, a ainsi appuyé fortement cette démarche, afin de permettre par l'expérimentation un abaissement des Valeurs Limites d'Exposition à partir d'un diagnostic partagé, et in fine, d'aboutir à une nouvelle réglementation.
Grenoble, ville régulièrement représentée, dans les travaux du « Grenelle des ondes » confirme ainsi sa volonté d'être ville expérimentale et déposera sa candidature officiellement au Comité Opérationnel à la fin du mois d'octobre.








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