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Conseil municipal du 5 février 2018 – Plan de sauvegarde Arlequin

Intervention de Paul BRON

Le projet de renouvellement urbain des 2 « Villeneuve » comprend un important volet sur l’habitat concernant le logement social et le logement privé. C’est l’objet de cette délibération qui engage un plan dit « de sauvegarde », (à ne pas confondre avec l’autre, celui que la mairie a initié en Juin 2016), un plan de sauvegarde des 2 copropriétés de la galerie de l’arlequin allant du N°60 au N° 170.

Ce plan de sauvegarde piloté par le préfet, avec à ses côtés, la ville ainsi que les copropriétaires et aujourd’hui la Métropole, avait été  engagé en février 2013. Nous avions recherché des financements exceptionnels auprès de l’Agence Nationale pour l’habitat, pour compléter le financement apporté par l’ANRU. Ils sont devenus effectifs en 2016. Nous pouvons nous en féliciter collectivement et bien sur, nous voterons cette délibération.

Nous avons été invités, ce matin,  par l’élue à la politique de la ville à une rencontre préliminaire pour présenter cette délibération. Nous la remercions de cette démarche, qui pourrait être plus souvent reprise pour d’autres dossiers.

Ce plan de sauvegarde était donc attendu, avec la rénovation de nombreux logements, mais il reste difficile encore à mettre en place pour certains, compte tenu du reste à charge important. Certes les engagements financiers sont sérieux, vous les avez rappelé, mais malgré tout, les co propriétaires vous ont fait part de leurs inquiétudes quant aux coûts des travaux et à l’augmentation importante de leurs charges.

Vous prévoyez d‘autre part, de sectoriser les copropriétés, qui concernent effectivement de très nombreux logements. Ne craignez vous pas que cette sectorisation entraine un traitement des travaux à géométrie variable, travaux qui sont à la charge de la copropriété, notamment par exemple sur la question de la performance énergétique ?

Puisque l’on parle aujourd’hui du quartier de la Villeneuve, rappelons que ce quartier possède des atouts certains, c’est par exemple, un des rares quartiers de Grenoble, proche du centre ville qui dispose de loyers modérés et de grands appartements. Mais bien sur c’est aussi un quartier ou beaucoup d’habitants se considèrent comme « assignés en résidence », étant donné la difficulté d’en partir et notamment de revendre son appartement, les nuisances quotidiennes et la mauvaise image du quartier liée à l’insécurité qui perdure.

Nous savons bien que la rénovation urbaine et les projets de requalification ne vont pas résoudre tous les problèmes du quartier.

Récemment encore l’incendie du Lidl a fait l’actualité après celui du collège l’année dernière et d’autres auparavant.

La maison des jeunes La Cordée, est en difficulté financière, elle n’est pas certaine de terminer l’année 2018, malgré la présence d’une équipe nouvelle et dynamique.

Si la situation est délicate, la concertation n’est pas facile et plusieurs habitants se plaignent encore de ne pas être entendus.

Un groupe d’habitant s’élèvent contre les démolitions du 20 et bientôt du 160 de la galerie.

Un autre groupe d’habitants et d’associations, excédés par l’insécurité et les nuisances,  vous a été adressé  Mr le Maire par courrier fin nov. Un courrier qu’ils n’ont pas souhaité rendre public, mais où ils sollicitaient une table ronde avec le préfet et la Mairie. Si une première rencontre a bien eu lieu, ils vous demandent maintenant de pouvoir rencontrer les personnes ayant l’autorité pour apporter des réponses.

Un militant du quartier du VO vous interpelle, par un courrier envoyé à tous les élus, sur la précarité grandissante de ce quartier contigu de la Villeneuve et l’inégalité de traitement ressentie entre ces 2 quartiers, tout en fustigeant la co construction.

Si 70% des financements de l’Etat sont alloués à la rénovation de l’habitat, il reste encore d’énormes difficultés à franchir, avec les habitants et les associations pour que ce quartier retrouve son attractivité et sa sérénité.

La Villeneuve de Grenoble comme celle d’Echirolles d’ailleurs, fait partie de cette fameuse, « polarité sud » de l’agglomération, que la Métropole cherche, à juste titre,  à rendre attractive.

A ce sujet, nous évoquons souvent la nécessité de décloisonner les principaux équipements publics. Le CCAS va se déplacer un peu plus au nord vers la MC2. L’emplacement du  collège Lucie Aubrac est encore en réflexion avec le Conseil départemental, l’ex piscine Iris fait partie d’un appel à projet, d’autres projets sont en suspend…Et la je m’adresse aux élus métropolitains de ce conseil, n’aurait il pas été préférable que le futur siège de la Métropole se déplace, au delà des grands boulevards, vers le sud de l’agglo. Le tainement de l’ex clinique du mail justement à la Villeneuve, aurait sans doute, été prêt à l’accueillir.

Effectivement cela devient une habitude, vous nous faites adopter en conseil municipal une délibération puis un conseil municipal suivant pour l’abroger et vous nous en présentez une autre.

Alors celle-ci concerne la refonte du périmètre et la modalité de prise en charge des astreintes  dont l’organisation datait de 2002 et concerne environ une cinquantaine de personnes.

La rémunération de ces astreintes n’a donc pas échappé à votre obsession des économies de fonctionnement comme pour l’ensemble de votre plan de casse que vous donnez plan de sauvegarde, tout comme l’industrie appelle plans sociaux les plan de suppressions d’emplois.

La méthode employée,  le mépris, le refus du dialogue et de la négociation vous ont valu une grève de 11 jours de la part du Service Energie, l’explosion d’une girafe et une inondation au Muséum

Au bout du compte, cette refonte des astreintes semble se résumer à l’éviction des photographes du tableau des astreintes. Ceux-ci étaient payés 100 € par week-end plus la majoration des heures travaillées. Pour eux cela fera une perte de 200 à 300 € par mois.

Mais du coup depuis le 1er décembre, la Ville fait appel à des photographes privés pour lequel elle paye un forfait de 450 € pour cinq heures travaillées.

Si cela laisse songeur en matière d’économies de réalisées, on est bien dans l’esprit de votre plan de sauvegarde dont nous demandons toujours un bilan en matière d’emplois avec un organigramme précis

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